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La
guerre n'était cependant pas achevée à Sedan. Le 7 octobre Gambetta quitta
Paris en ballon pour tenter de réorganiser la défense à partir de la province.
En effet, avec Paris assiégé à partir du 19 septembre, c'est toute la France
qui était bloquée du fait de son organisation en étoile. Le 30 octobre,
la capitulation précipitée de Bazaine et de l'armée de Metz (150 000
hommes) porta un grave coup à la France. Elle intervenait au moment où le gouvernement,
parti s'établir à Tours, était parvenu à organiser une Armée de la Loire. Les
Prussiens, libérés de la pression de Bazaine, pouvaient alors concentrer leurs
forces sur l'armée de la Loire, ce qui obligea le gouvernement à se replier sur
Bordeaux. Le 18 janvier, l'Unité allemande étant réalisée, les souverains
allemands réunis au château de Versailles proclamèrent le roi Guillaume de
Prusse empereur. Le 28 janvier, Paris capitula après 132 jours de siège. Le
gouvernement négocia une trêve pour organiser des élections. Jules Favre mena
les négociations concernant l'armistice. Opposé à la trêve, Gambetta
démissionna.
Les négociations de paix seront menées ultérieurement par Jules Favre et
Adolphe Thiers avec Bismarck. Le 10 mai 1871 le traité de Francfort est signé,
Bismarck exigea et obtint :
une
indemnité de guerre importante (6 milliards de francs - réduits après
négociation à 5 milliards)
l'Alsace
et une partie de la Lorraine (Belfort, qui avait été défendu avec acharnement,
sous le commandement du colonel Pierre Denfert-Rochereau, reste française)
un
défilé des troupes allemandes sur les Champs-Élysées.