

- Je t'ai attendue, hier, que s'est-il passé ? demanda Philippe pressé de
savoir.
- C'est fini Philippe ! répondit-elle d'une voix si calme qu'il avait
à peine entendu.
- Comment ça, fini ?
- Oui, fini. Restons bons amis,
veux-tu ? ajouta-t-elle.
Elle le laissa là sur le pas de la porte, puis s'en
alla en lui effleurant la joue d'une caresse.
Pendant les deux ou trois
semaines qui lui restaient à faire au siège de la compagnie, il l'apercevait de
temps à autre sur le boulevard Bonne Nouvelle, bavardant, riant avec ses
collègues de bureau au moment où tous les employés allaient déjeuner, ou bien le
soir à la sortie par la rue Favart. Là, de loin, elle lui envoyait un sourire
hésitant, un signe de la main évitant ainsi de le rencontrer et de lui
parler.
Jean-Paul
Rueff signe ici un roman qui peut se lire comme un conte cruel et
optimiste, une fable où la trahison et la bienveillance rivalisent dans les
cours.
en vente sur le site de l'éditeur : http://www.theles.fr/editions-Theles/livres/les-metamorphoses-de-l-ame_jean-paul-rueff_1089