
Le roman débute sur une promenade entre
Madeleine et Guillaume de Viargues. Depuis quelques mois elle est sa maîtresse
et, l'amour les unit. Cependant au bout de six mois, elle découvre avec
stupéfaction et terreur que Guillaume a comme meilleur ami son premier amour
Jacques qui était étudiant en médecine.
En ce qui concerne la rencontre entre
Madeleine et Jacques, elle remonte au soir où la jeune fille s'est enfuit de
chez l'homme qui l'hébergeait depuis la mort de son père. Seule et apeurée,
elle aborde Jacques dans la rue et le suit. C'est ainsi que commence leur
liaison jusqu'au jour où, le jeune homme reçoit l'ordre de se rendre en
Cochinchine afin d'y être médecin. Son bateau coula durant le voyage et tout le
monde le cru mort. Se retrouvant à nouveau seule, elle commence une nouvelle
vie avec Jacques.
Après sa découverte, Madeleine surmonte
son émotion, continue sa vie et accompagne Jacques dans la demeure familiale
après le décès du père de ce dernier. Là les deux jeunes gens se marient et ont
une petite fille qu'ils nomment Lucie. Madeleine est heureuse jusqu'au jour où
Guillaume, très heureux, ramène Jacques chez lui après l'avoir rencontré par
hasard. Madeleine se sent alors prise au piège, se cache de Jacques et décide
de raconter son passé à son mari. Mis au courant, Jacques décide de quitter sa
maison accompagné de sa femme et de sa fille. Ils se réfugient dans leur
ancienne habitation. Le couple retrouve alors, brièvement, leurs sentiments
d'autrefois. Malheureusement la présence de Guillaume hante à nouveau le couple
qui, peu à peu, sombre. Jacques repousse même Lucie car il a l'impression
qu'elle ressemble à son ami d'enfance.
Ne pouvant fuir plus longtemps, ils
regagnent leur demeure et doivent supporter les reproches de leur servante
Geneviève, une vieille femme noire qui ne vit qu'à travers le Seigneur.
Madeleine décide d'affronter son passé en allant vers Guillaume, mais elle
finit par céder et cède, à nouveau, à son premier amant. Dans le même temps sa
petite fille succombe à la maladie qu'elle avait contractée peu de temps
auparavant.
Devant tant d'acharnements du destin,
Madeleine prend la décision de mettre fin à ses jours en s'empoisonnant avec
l'une des fioles de l'ancien laboratoire de son beau-père. Jacques n'ayant pu
empêcher sa femme de commettre cet acte irréparable devient fou et se met à
danser sur son cadavre.
Madeleine Férat est le seul
roman que Zola est écrit après avoir conçu la pièce de théâtre intitulée Madeleine
en 1865.
L'histoire est sensiblement la même,
seuls quelques points différents. Dans la pièce Jacques se nomme Francis,
Guillaume devient Jacques et la servante Geneviève devient Véronique. De plus
Francis (Jacques) n'est pas orphelin car sa mère, madame Hubert, est toujours
vivante.
La pièce et le roman s'achèvent tous deux
par la phrase prononcée par la servante : "Dieu n'a pas pardonné".
