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Elle a pour causes l'inquiétude provoquée en France par la puissance
acquise
par la Prusse après sa victoire sur l'Autriche-Hongrie en 1866 à SADOVA
et la volonté de Bismarck d'unifier l'Allemagne sous l'hégémonie de la Prusse.
La déclaration de guerre par la France le 19 juillet 1870, a pour causes
immédiates l'offre de la couronne d'Espagne au prince Léopold de Hohenzollern
Sigmaringen et la publication par Bismarck de la "dépêche d'EMS".
Napoléon III espère d'ailleurs qu'une guerre victorieuse lui vaudra une
nouvelle popularité.
L'Etat-major
se croit prêt (le maréchal Leboeuf a dit :
"Il ne manque pas un bouton de guêtre"). En fait, la France n'a plus d'alliance,
les interventions militaires à l'extérieur de 1854 à 1867 (Crimée, Chine,
Cochinchine, Mexique, Algérie) ne lui permettent de disposer que de 250.000
hommes dans l'immédiat et le commandement français manque d'initiative, alors
que l'armée prussienne dispose de 800.000 combattants, d'une excellente
artillerie et des qualités remarquables d'administrateur et d'organisation du
Maréchal von Moltke.
L'armée
du Maréchal Mac-Mahon battue à
Wissenbourg et Froeschwiller
(4 et 6 août) se replie sur Châlons. Le Maréchal Bazaine commandant
l'armée
du Rhin, défait à Borny, Rezonville, Gravelotte et Saint Privat (16-18 août) se
laisse investir dans Metz. L'armée de secours, sous les ordres de Mac-Mahon,
est arrêtée à Beaumont et se replie avec l'Empereur sur Sedan où elle est
assiégée. Napoléon III malade et découragé signe le 2 septembre 1870
la capitulation qui fait prisonnier avec lui 80.000 hommes.
L'Empereur
est déchu et la République proclamée le 4 septembre.
Le Général Trochu préside le gouvernement. Jules Fabre, ministre des affaires
étrangères, tente vainement d'obtenir de Bismarck des conditions de paix
acceptables
à l'entrevue de Ferrières le 15 septembre. Paris est investi le 19 septembre.
Léon
Gambetta organise la résistance. Il
quitte Paris en ballon le 7 octobre et rejoint Tours. Il reconstitue
trois armées (Nord, Loire et Est). C'est à ce moment (27 octobre) que Bazaine
capitule à Metz libérant les armées allemandes.
En
décembre, sur la Loire, le Général Chanzy est défait et se replie derrière
la Mayenne. En janvier, au nord le Général Faidherbe
après les batailles de Bapaume et Saint-Quentin bat en retraite dans les
départements du Nord et du Pas-de-Calais.
A l'est, Bourbaki échoue à Héricourt et Montbéliard et se réfugie en Suisse le
1er février 1871. La garnison de Belfort commandée par le Colonel
Denfert-Rochereau résiste héroïquement.
Paris, affamé, épuisé, bombardé, après
l'échec de la sortie de Buzenval se rend le 28 janvier 1871.
Le
traité de paix est signé à Francfort le 10 mai 1871. La France abandonne l'Alsace, la partie
nord-est de la Lorraine et est condamnée à verser une contribution de guerre de
5 milliards de francs or.
Les
vainqueurs occupent certains départements frontaliers qui seront libérés dès
1873 après paiement
anticipé de l'indemnité grâce aux deux emprunts réalisés sous le gouvernement de M.Thiers.



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