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"Ces
pauvres cerveaux étroits qui croient que Dieu vend une place de son paradis en
échange d'une prière."
(Emile Zola / La Tribune, 13 décembre 1868)
"Vous
êtes des blagueurs avec vos indignations dévotes. Dans votre particulier, vous
vous fichez du bon Dieu comme d'une guigne. Vous lui montez sur les épaules
pour crier plus fort et attrouper le monde, pas davantage."
(Emile Zola / "Le Voltaire" du 6 juillet 1880)
"La
religion tolérait bien des faiblesses, quand on gardait les convenances."
(Emile Zola / Nana / 1880)
"Philosophiquement
les romantiques s'arrêtent au déisme; ils gardent un absolu et un idéal; ce ne
sont plus les dogmes rigides du catholicisme, c'est une hérésie vague,
l'hérésie vague, lyrique d'Hugo et de Renan, qui mettent Dieu partout et nulle
part. Les naturalistes, au contraire, vont jusqu'à la science, ils nient tout
absolu, et l'idéal n'est pour eux que l'inconnu qu'ils ont le devoir d'étudier
et de connaître; en un mot, loin de refuser Dieu, loin de l'amoindrir, ils le
réservent comme la dernière solution qui soit au fond des problèmes humains. La
bataille est là."
(Emile Zola / "Le Figaro" du 17 janvier 1881)
"Je
ne crois pas que la pensée soit autre chose qu'une fonction de la matière. La
fameuse psychologie ne serait qu'un coin restreint de la physiologie."
(Emile Zola / Lettre à G. Geoffroy / 22 juillet 1885)
"La
terre seule demeure l'immortelle, la mère d'où nous sortons et où nous
retournons."
(Emile Zola / La Terre / 1887)
"Toute
une vie de vols effroyables, non plus à main armée, comme les nobles
aventuriers de jadis, mais en correct bandit moderne, au clair soleil de la
Bourse, dans la poche du pauvre monde crédule, parmi les effondrements et la
mort."
(Emile Zola / L'argent / 1891)
"Des
jeunes gens antisémites, ça existe donc, cela ? Il y a donc des cerveaux neufs,
des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ? Quelle
tristesse, quelle inquiétude, pour le vingtième siècle qui va s'ouvrir !"
(Emile Zola / Lettre à la jeunesse, 14 décembre 1897)
"Depuis
le premier jour, l'Eglise a pris et gardé la femme, comme l'aide la plus
puissante de son oeuvre de propagande et d'asservissement. Mais, dès l'abord,
un obstacle se dressait. La femme n'était-elle pas la honte et la perdition,
une créature de dégoût, de péché et de terreur, devant laquelle tremblent les
saints ? En elle, l'immonde nature a mis son piège, elle est la source
charnelle de la vie, elle est la vie elle-même, dont le catholicisme enseigne
le mépris. Aussi l'Eglise a-t-elle un instant refusé une âme à la bête de
fornication, que les hommes purs fuyaient au désert, dans la certitude de
succomber, si le vent du soir leur apportait la seule odeur de sa
chevelure."
(Emile Zola / Vérité / 1903)
"Sa
politique était d'abord de garder la femme toute à elle, en continuant à
l'hébéter, en la maintenant à l'état d'éternelle enfance. Elle en faisait
ensuite une arme de guerre, certaine de vaincre l'homme incroyant par la femme
pieuse. Elle avait par elle un continuel témoin au foyer domestique, elle
agissait même jusque dans l'alcôve, quand il fallait réduire l'homme aux pires
angoisses. Et la femme, ainsi, était toujours la bête de luxure, dont le prêtre
simplement se servait aujourd'hui pour assurer le règne de Dieu."
(Emile Zola / Vérité / 1903)
"Mettez
un homme en prison, parce que, son innocence reconnue, vous pouvez en tirer les
verrous; mais ne le mettez pas dans un tombeau dont la porte est close à
jamais. Il n'y a que Dieu qui puisse punir éternellement parce que Dieu ne
saurait se tromper; c'est une insulte à ce Dieu de lui disputer ce droit de
suprême justice, de disposer en créateur de ses créatures, d'ôter ce que l'on
peut donner. La peine de mort est un blasphème, un sacrilège."
(Emile Zola / Correspondances)
"Montrez-moi
une jambe de bois, et alors je croirai aux miracles."
(Emile Zola / à Lourdes)
"Je
ne suis de l'école du rien, ni dans le roman, ni dans le drame; je suis au
contraire pour la passion, pour ce qui agit et ce qui émeut."
(Emile Zola)
"La
passion est encore ce qui aide le mieux à vivre."
(Emile Zola)
"La
science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la
vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec de la
vérité."
(Emile Zola)
"La
religion est le plus grand obstacle dont les hommes de progrès doivent tout
d'abord débarrasser la route."
(Emile Zola)